Colloques & Conferences de l'Universite Lyon 2, Modernism and Unreadability / Modernisme et Illisibilite

Susan Howe et Dominique Fourcade

Abigail Lang

Temps: 2008-10-23  11:25  – 12:00
Dernière modification: 2008-07-07

Résumé


Les syllabes inouies de Susan Howe et Dominique Fourcade


Let's start from the smallest particle of all, the syllable. It is the king and pin of versification, what rules and holds together the lines, the larger forms, of a poem. I would suggest that verse here and in England dropped this secret from the late Elizabethans to Ezra Pound. (Collected Prose 241)

C'est au modernisme que Charles Olson attribue dans son manifeste > la redecouverte, apres trois siecle d'eclipse, de la syllabe et de son role insigne -- souverain et articulatoire -- dans la poesie.

Unite phonetique, acoustique, metrique, articulatoire, la syllabe est avant tout un "assemblage de lettres formant un son" (Aristote) et constitue donc la charniere entre l'ecrit et l'oral. C'est cette charniere que je me propose de feuilleter pour identifier les modes d'illisible qu'elle produit : de l'indechiffrable a l'imprononcable en passant par l'utterance outree*, les sortileges de l'epellation, le mariage mystique des consonnes et des voyelles.

Post-moderne dans sa methode, Susan Howe conserve -- d'apres Susan Schultz -- certaines des intentions modernistes, et c'est avant tout son oeuvre que j'utiliserai comme carriere de syllabes et d'illisibles.

Dans >, Olson esquisse un mythe pour faire la genealogie de la syllabe :

the mind is brother to this sister [the ear][...] it is from the union of the mind and the ear that the syllable is born. But the syllable is only the first child of the incest of verse --(always, that Egyptian thing, it produces twins!) (Collected Prose 242).

C'est comme deux avatars d'Isis et Osiris etreints dans une